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L’idée révolutionnaire d’un simple passeport-vélo pour les jeunes!

04.03.2019

Alexandre Fréchette, agent de développement plein air, Loisir et Sport Lanaudière

 

Benoit Allard et Nicolas Joly, tous deux professeurs en éducation physique et à la santé aux écoles des Chutes et des Cascades de Rawdon, ont su mener transformer un simple projet d’achat de flotte de vélo pour les jeunes en véritable réussite éducative et communautaire. Voyons comment… !

 

 

Saviez-vous que les élèves de quatre écoles de la région de Lanaudière peuvent profiter de cours ou de sorties en vélos à pneus surdimensionnés (fat bike) et en vélos de montagne? En effet, l’École secondaire des Chutes et l’École primaire des Cascades à Rawdon ainsi que l’École primaire Rawdon Elementary School et l’École secondaire Joliette (Joliette High School) participent au projet passeport-vélo. Saviez-vous d’ailleurs que leurs élèves peuvent profiter des vélos gratuitement en dehors des heures de l’école? Que leurs parents ou accompagnateurs peuvent en faire la location à un prix modique de 5 $? Et qu’il est possible pour le grand public d’en faire lui aussi la location aux sentiers de la Tournée des Cantons de Rawdon! Qui veut y aller?

 

Dans le cadre de ce projet, les écoles sont propriétaires des vélos et le Club de golf de Rawdon, siège social de la Tournée des Cantons de Rawdon (organisme à but non lucratif), en assure l’entretien par le biais des locations au grand public. C’est un partenariat public-privé gagnant-gagnant.

 

« Ce projet établit une belle collaboration entre les écoles de la municipalité de Rawdon et les acteurs de la société civile, et il est également une façon positive d’agir auprès des jeunes de façon concertée, structurée et efficiente pour accroître la réussite scolaire en Matawinie. » – Benoit Allard, professeur d’éducation physique et à la santé, École secondaire des Chutes

 

La petite histoire du Programme des écoles en plein air

 

Le Programme des écoles en plein air vise le développement d’initiatives durables en contexte de plein air. La particularité du programme, c’est qu’il ne vient pas avec un projet et des critères contraignants. Il s’inspire des projets émanant de l’école et s’affaire à les bonifier!

 

C’est au printemps 2017, à l’occasion du lancement du Programme pilote dans quatre écoles de Lanaudière que Benoit Allard et Nicolas Joly firent la présentation de leur option plein air et de ses enjeux. L’idée était simple : acheter une flotte complète de vélos à pneus surdimensionnés (fat bike) et de vélos de montagne pour les élèves du primaire et du secondaire, et mettre en place un passeport-vélo pour plus de 1 400 élèves lanaudois.

 

Le passeport-vélo – Comment ça marche?

 

Les élèves reçoivent d’abord une formation de vélo sur les sentiers de la Tournée des Cantons au club de golf de Rawdon afin d’avoir une pratique sécuritaire. Lorsqu’ils ont atteint les niveaux 1, 2 ou 3, les élèves peuvent ensuite louer les vélos les soirs et fins de semaine avec deux accompagnateurs maximum, au prix de 5 $ par accompagnateur. Lorsque nous savons que le plein air se pratique d’abord avec la famille (70 %), ensuite à l’école (59 %), et en parascolaire (33 %) (Chaire Transat, 2017), ceci représente une offre alléchante pour les jeunes, leurs parents et leurs amis!

 

Benoit Allard, professeur d’éducation physique et à la santé, école secondaire des Chutes :

 

« Le niveau 1 permet aux élèves de circuler dans les sentiers faciles et intermédiaires du golf. L’objectif est de s’assurer que si l’élève vient avec ses parents, il est capable de contrôler sa vitesse dans les sentiers qu’il peut faire.

Le niveau 2 est un élève qui a plus d’expérience et il contrôle sa vitesse et sa conduite dans les descentes expertes, mais il doit être accompagné par un adulte. Il peut aller dans tous les sentiers accompagnés d’un adulte.

L’élève de niveau 3 est autonome, il peut circuler avec un autre élève de niveau 3. Il connaît les sentiers et il connaît l’application Avenza maps pour se situer dans les sentiers. Il doit avoir un téléphone cellulaire. Â»

 

Les sentiers de la Tournée des Cantons sont également utilisés par les écoles. L’École primaire des Cascades y va pendant les heures de classe et en activité parascolaire avec les élèves. Pour sa part, l’École secondaire des Chutes y va avec les élèves de la concentration plein air pendant les heures de classes et en activité parascolaire avec les élèves.

 

Selon Loisir et Sport Lanaudière, ce projet représente un exemple idéal de collaboration pour les écoles! Grâce à ce projet, les écoles de Rawdon deviennent de vrais mentors pour les écoles de la région quant à la conception d’un projet plein air structurant. Le projet s’appuie d’ailleurs sur la société civile pour assurer sa rentabilité. Réalisant ainsi un partage des coûts et des risques, ces économies d’échelle permettent l’autonomie et la pérennité du projet sur du long terme. Un vrai modèle d’achat de matériel… durable!

 

Le projet en chiffres

 

Coût total du projet : 50 000 $

 

Partenaires financiers :

  • Caisse populaire Desjardins de Montcalm et de la Ouareau : 12 000 $;

  • Écoles de Rawdon : 12 000 $

    • Écoles primaire et secondaire anglophones de Rawdon;

    • École primaire des Cascades;

  • Loisir et Sport Lanaudière : 3 148 $.

 

Collaborateurs scolaires :

  • Responsables des contenus et évaluations pédagogiques.

 

Collaborateurs civils :

  • La Tournée des Cantons : aménagement et entretien des sentiers;

  • Club de golf de Rawdon : propriétaire foncier, location des vélos, restauration et bar;

  • Caisse populaire Desjardins de Montcalm et de la Ouareau;

  • Municipalité de Rawdon : propriétaire foncier, entretien des sentiers;

  • Loisir et Sport Lanaudière : aide au développement, réseautage.

Le projet passeport-vélo est toujours à la recherche de fonds supplémentaires pour compléter l’offre de la flotte de vélos et bonifier l’offre du passeport-vélo.  

 

Pour vous amuser sur les sentiers, devenez membre gratuitement de la Tournée des Cantons en cliquant ici.

 

Pour plus de détails sur les projets des écoles en plein air de Lanaudière, ou pour en apprendre davantage sur le projet du passeport-vélo des écoles de Rawdon et de Joliette, vous pouvez contacter :

  • Alexandre Fréchette : afrechette@loisir-lanaudiere.qc.ca

  • Benoit Allard : benoitallard67@hotmail.com

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Portrait de l’offre de plein air en milieu scolaire sur l’île de Montréal

04.03.2019

Thibaut Hugueny, chargé de projets en plein air, Sport et Loisir de l’île de Montréal

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Dans un contexte socioculturel marqué par la sédentarisation et l’urbanisation, les études récentes révèlent que les jeunes ne sont plus suffisamment actifs et que leurs contacts avec la nature se font de plus en plus rares. Cet état de fait se reflète sur leur qualité de vie et sur leur santé physique et psychologique. En réponse à cela, et en considérant le grand nombre d’heures passées par les enfants dans leurs établissements scolaires, Sport et Loisir de l’île de Montréal (SLIM) a voulu dresser un portrait de l’offre de plein air dans les écoles de l’île.

 

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Cette initiative s’inscrit dans la continuité du Programme d’école en plein air (PÉPA), projet concerté entre les régions de Lanaudière, des Laurentides, de la Montérégie et de Montréal, lancé en 2017. Le PÉPA vise à développer les activités de plein air dans les écoles primaires et secondaires. En complément de ce programme, SLIM a transmis un sondage à l’ensemble des établissements situés sur son territoire d’intervention pour évaluer leurs offres respectives de plein air. Ce texte en présente les faits saillants.

 

Le sondage a été envoyé aux 553 écoles publiques et privées présentes sur l’île de Montréal. 112 ont rempli le formulaire. Une très grande majorité (83 %) indique proposer des activités de plein air à leurs élèves. Parmi les établissements disposant d’une offre de plein air, 83 % proposent des activités pendant les heures de classe, notamment les heures dédiées à l’activité physique. Les journées pédagogiques (39 %) et les activités parascolaires (41 %) sont également des moments privilégiés pour offrir des activités de plein air.

 

Bien que la proportion d’écoles actives en plein air soit assez élevée, le nombre d’établissements possédant du matériel de pratique est nettement plus faible (environ la moitié). Cette donnée est cohérente avec le fait que presque la moitié des répondants affirment que le personnel de l’école encadre systématiquement la pratique de plein air des élèves et que près de 60 % des activités ont lieu sur le terrain de l’école ou à proximité. Cela suggère une certaine autonomie des écoles pour offrir des activités de plein air aux enfants. À titre de comparaison, un tiers des écoles a toujours recours à des forfaits clés en main (contre 15 % alternant entre les deux formules) et un quart des activités ont lieu hors de l’île de Montréal (contre 13 % pour les activités tenues ailleurs sur l’île).

 

Une offre de plein air autonome requiert des fonds importants. Il n’est alors pas étonnant de constater que des équipements coûteux arrivent en tête du matériel que les écoles souhaiteraient acquérir (vélos, patins et skis de fond). Cependant, à peine la moitié des répondants indiquent un intérêt à mettre en commun les ressources matérielles avec les écoles situées à proximité. Cette moyenne baisse encore lorsque ne sont considérés que les répondants possédant déjà du matériel dans leurs établissements. Cela prouve qu’obtenir du matériel de plein air est un exercice compliqué pour une école et donc, qu’il existe une crainte à le prêter. Cela signifie également que la pratique du plein air nécessite un investissement substantiel en temps et en énergie pour les encadrants et que ces derniers ne sont pas enthousiastes à l’idée de gérer un système de prêt et les contraintes afférentes (suivi, entretien, transport, remplacement).

 

En ce qui concerne le type de matériel possédé et la nature des activités proposées, la prévalence des disciplines hivernales est assez marquée. Ainsi, les raquettes, les traineaux et les patins sont les équipements possédés par le plus d’établissements, alors que les activités de raquettes et de patinage sont les plus offertes dans les écoles. En hiver, les enseignants en éducation physique et à la santé ont plus tendance à se tourner vers les disciplines de plein air, car les plateaux sportifs intérieurs sont saturés et ceux extérieurs impraticables.

 

Ce bref portrait, bien que ne pouvant être statistiquement généralisé à l’ensemble des écoles primaires et secondaires de la région de Montréal, a permis de formuler différents constats. Un aspect qui ressort particulièrement vient de l’intérêt des écoles pour le plein air. Ainsi, l’intégralité des répondants indique vouloir offrir des activités de plein air dans le futur et les trois quarts manifestent le souhait de recevoir des formations dédiées. Malheureusement, actuellement, les encadrants se retrouvent souvent esseulés dans leur volonté de développer le plein air dans leurs établissements. Il est donc important de bien planifier l’octroi des ressources disponibles pour le plein air scolaire afin de maximiser des bénéfices collectifs. 

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Le PÉPA – Résultats attendus… et inattendus!

12.05.2018

Diane Gosselin, Loisir et Sport Montérégie

 

Le Programme école en plein air, communément appelé le PÉPA, est né d’un projet initié par la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ) nommé « Nuit sous les étoiles ». À l’automne 2016, la FÉÉPEQ présente son initiative au Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport (RURLS). Les 2 organisations s’engagent alors à la réaliser et obtiennent, en 2017, un financement de 40 000$ du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour mener des projets pilotes dans 4 régions administratives du Québec : Lanaudière, Laurentides, Montérégie et Montréal.

 

 

Avant même le début des activités, le projet prend une nouvelle tangente. Bien que l’idée originale fût inspirante, la FÉÉPEQ et le RURLS conviennent que l’impact d’une seule nuit de camping serait limité sur les jeunes et leur famille. L’objectif étant de développer les compétences en plein air et de lutter contre le déficit nature des jeunes, une approche plus large est dorénavant privilégiée afin de leur permettre de vivre diverses expériences de plein air, en plus du camping. En 2017, le projet « Nuit sous les étoiles » devient le Â« PÉPA » et est déployé dans 11 écoles des régions ciblées.

 

En Montérégie, la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands et l’École secondaire des Patriotes-de-Beauharnois ont accepté de contribuer au projet et y ont attitré un enseignant en éducation physique, Pierre Harel. Au terme de la préparation, qui s’est échelonnée sur plusieurs semaines, 20 élèves issus du groupe particulier de 3e secondaire, appelé « Défi », ont entrepris un voyage en kayak de mer sur les lacs des Deux-Montagnes et Saint-Louis. Le groupe a navigué du 25 au 29 juin 2018. Il a été accompagné par 5 enseignants et soutenu par quelques parents restés à terre. La vidéo réalisée par une élève du groupe est éloquente et démontre que les objectifs énoncés précédemment ont été atteints.

 

Des résultats inattendus se sont aussi imposés. Les représentations faites à l’école et à la commission scolaire afin de solliciter leur participation au PÉPA ont permis de mettre en lumière l’intérêt, la compétence et l’implication de l’enseignant passionné qui œuvrait déjà en plein air dans le cadre d’activités parascolaires.

 

À la suite du projet pilote, un comité pour promouvoir l’apprentissage par le plein air en adaptation scolaire a été formé. Les collègues et la direction de l’enseignant du PÉPA sont emballés. De beaux projets se dessinent : tournoi de pêche sur la glace, espace aménagé pour une classe extérieure, ski de fond, raquette, camping, kayak de mer, rallye pédestre, géocaching, etc.

 

Le PÉPA a ouvert de nouveaux sentiers pour l’enseignant : Â« Ma vie de prof prend toute une tournure à l’aube de la retraite! Tous ces projets et idées me donnent le goût de poursuivre ma mission. Un gars heureux et confiant comme je ne l’ai jamais été! », dit-il.

 

Pour en connaître davantage sur le programme PÉPA, il est possible de contacter l’agent plein air de votre unité régionale de loisir et de sport.

Le plein air au Yukon dans une école expérientielle secondaire

12.05.2018

Alain Dallaire, enseignant au programme de Plein Air et Sciences Expérientielles, école Wood Street Centre

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Le programme scolaire de Plein Air et Sciences Expérientielles (PASE) en 9e année a vu le jour en 1996 à la volonté du Département d’Éducation du Yukon. Ce programme vise à intégrer au curriculum des expériences de plein air permettant aux élèves de réaliser des activités manuelles tout en poursuivant le curriculum scolaire. Ce programme est offert dans le cadre d’un programme d’immersion en français.

 

 

L’école Wood Street Centre, située à Whitehorse, est ouverte à tous les élèves du secondaire du Yukon qui veulent essayer une expérience différente pour un semestre, soit une demi-année (l’année scolaire étant divisée en deux sessions).

 

Pendant ce semestre, les élèves vivent différentes expériences de plein air. Au printemps ou à l’automne, ce sont : un voyage de kayak de mer en Alaska (Haines) sous forme d’expédition, un voyage de vélo de montagne de 200 km en sentier hors-piste, où les élèves doivent transporter tout leur équipement, un voyage en expédition de canot sur une rivière. À l’hiver, les élèves apprennent les risques associés aux avalanches lors d’une semaine passée en montagne à dormir dans une grotte de neige. Une expédition de 4 jours en ski près du lac Laberge, pendant laquelle les élèves tirent tout leur matériel, ainsi qu’un camp de 2 jours d’introduction au camping d’hiver complètent les voyages d’hiver.

 

Le programme compte dix-huit élèves pour un seul enseignant à temps plein et des assistants-guides pour aider lors des voyages. Le total de jours en voyage par semestre est d’environ 25 jours. Les élèves obtiennent des crédits scolaires pour les quatre cours suivants : sciences naturelles, sciences humaines, éducation physique et plein air. Lorsque les élèves ne sont pas en voyage, ils sont en classe et suivent le même curriculum que les étudiants en classe régulière. La matière académique est enseignée le matin. En après-midi, les élèves se préparent physiquement à leur voyage ou sont tout simplement actifs en participant à des activités extérieures. La matière académique est également intégrée sur le terrain avec les activités de plein air.

 

Le programme a beaucoup de succès et le gouvernement du Yukon continue de subventionner un tel programme pour offrir une expérience différente aux jeunes Yukonnais.

 

Pour plus d’informations concernant le programme PASE et les autres programmes offerts par l’école Wood Street Centre de Whitehorse, cliquez ici.

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Intervention en contexte de plein air dans les écoles du Québec : un sondage met en lumière la perception et les besoins du milieu scolaire

08.30.2018

Julie Moffet, chargée des communications et coordonnatrice de projets pour la Fondation Monique-Fitz-Back

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Les résultats du sondage Enseigner dehors, mené au printemps 2018 par la Fondation Monique-Fitz-Back pour l’éducation au développement durable, révèlent que le personnel et les directions des écoles primaires et secondaires du Québec souhaitent réaliser davantage d’activités et de projets pédagogiques à l’extérieur.

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Le sondage, financé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, visait à identifier des initiatives inspirantes d’éducation à l’extérieur ainsi que les perceptions, besoins et idées du milieu scolaire en lien avec cette approche. Les données des 340 répondants du milieu scolaire, recueillies et analysées par la firme de sondages Léger, guideront la Fondation Monique-Fitz-Back dans l’élaboration d’un guide pédagogique visant à faciliter le travail des intervenant(e)s souhaitant faire la classe à l’extérieur.

 

Constats clés :

 

  • 82 % des intervenant(e)s en milieu scolaire sont d’avis que la cour de leur établissement détient un potentiel pédagogique inexploité. Cette donnée grimpe à 97 % pour le personnel de direction des écoles.

  • Les trois principaux avantages perçus à enseigner dehors, de la part des intervenant(e)s comme du personnel de direction, sont : la possibilité de varier les méthodes d’enseignement, de rendre les apprentissages plus concrets et d’améliorer le bien-être des jeunes.

  • Les trois principaux obstacles perçus à enseigner dehors, pour les intervenant(e)s comme le personnel de direction sont : les difficultés avec la gestion de la classe, les préoccupations en lien avec la météo et le manque de temps pour la préparation. La difficulté à intégrer le Programme de formation de l’école québécoise pour des activités à l’extérieur est plus marquée chez les répondants du niveau secondaire.

  • Au primaire comme au secondaire, les principales matières pour lesquelles les intervenant(e)s réalisent ou aimeraient réaliser des activités pédagogiques à l’extérieur sont : la science et technologie, l’éducation physique et à la santé, les arts plastiques et le français.

 

La Fondation Monique-Fitz-Back complètera sa cueillette de données et son portrait des meilleures pratiques par des visites dans plusieurs écoles primaires et secondaires au cours de l’année scolaire 2018-2019. N’hésitez pas à contacter la Fondation pour suggérer des écoles ou encore pour partager vos commentaires et idées.

 

Le principal partenaire financier pour le sondage Enseigner dehors est le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec. Les partenaires du projet Enseigner dehors, qui s’échelonne sur trois ans, sont Québec en Forme et la Fondation McConnell.  

 

Consultez le rapport complet du sondage Enseigner dehors sur le site Web de la Fondation.

Colloque plein air de la FÉÉPEQ, du nouveau en 2019!

08.30.2018

Patrick Daigle, représentant plein air de la FÉÉPEQ

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Les 11, 12 et 13 mai 2018 se tenait le Colloque plein air de la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ) dans la région de Québec. En plus des nombreuses présentations le vendredi, les enseignants d’éducation physique avaient l’opportunité de se perfectionner durant la fin de semaine.

 

 

La FÉÉPEQ a travaillé avec de nombreux acteurs du plein air et ces trois journées de formation en sont le fruit. Entre le partenariat avec la Sépaq pour l’accès au parc national de la Jacques-Cartier et les différentes fédérations de plein air pour les formations techniques, la FÉÉPEQ soutien, de multiples façons, le perfectionnement des enseignantes et enseignants. Les bienfaits de ces formations ne profitent pas qu’aux élèves! En effet, deux enseignants participants au Colloque et aux formations techniques près de la rivière ont réalisé un sauvetage de deux kayakistes dont la mésaventure aurait pu être beaucoup plus grave.

 

Poursuivant sur cette lancée, la FÉÉPEQ s’associe à la Fondation Monique-Fitz-Back pour agrandir la portée de la 6e édition du Colloque qui se tiendra les 8, 9 et 10 février 2019 dans la région de Lanaudière. Ainsi, le Colloque comportera une programmation plus large, incluant de nombreux ateliers destinés aux éducateurs physiques, mais aussi à tous les titulaires de classes. De la découverte du milieu naturel à la performance sportive en nature, du milieu urbain jusqu’à l’expédition de plusieurs jours, les opportunités d’intervention en contexte de plein air sont multiples. Les participants pourront participer à des ateliers sur des projets ou des activités à réaliser auprès de jeunes, du préscolaire jusqu’au collégial, mais aussi de voir certaines innovations dans des milieux d’apprentissage informels, comme dans les camps de vacances ou avec des organismes tel que le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE). Face aux défis de l’inclusion du plein air en milieu scolaire, la collaboration de tous les acteurs est essentielle. C’est pourquoi les fédérations de plein air sont mises à contribution pour offrir aux enseignants des formations techniques, telles qu’en premiers soins en régions éloignées, en ski de fond, en carte et boussole, et plus encore.

 

L’intention derrière la tenue de ce Colloque est aussi d’ouvrir la réflexion sur l’intervention en contexte de plein air et de favoriser l’interdisciplinarité. Pour les intervenants des milieux scolaire, communautaire, associatif ou même du tourisme, l’intervention en contexte de plein air est un lieu unique comportant des défis, mais aussi un énorme potentiel. D’où l’importance de partager les expériences, créer des liens entre les divers milieux et s’engager dans le développement d’une culture du plein air au Québec.

 

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Un diplôme en plein air, ça existe!

04.05.2018

Manu Tranquard, directeur de l'Unité d'enseignement en intervention plein air à l'UQAC

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Le baccalauréat en intervention plein air de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) est un programme de formation universitaire unique au monde. Créé en 1996 à la suite d’une étude de deux ans qui portait sur les besoins du milieu touristique et sur la formation d’intervenants et de leaders en éducation par l’aventure, le programme a été largement actualisé en 2010 afin de tenir compte de l’évolution des besoins du milieu et de la diversification des pratiques professionnelles en lien avec l’intervention plein air.

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L’objectif du programme est de former des intervenants habilités à élaborer, diriger et superviser des activités de plein air sécuritaires et adaptées aux réalités des principaux domaines d'intervention suivants :

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  • Tourisme d'aventure et écotourisme;

  • Leadership d'expédition;

  • Logistique de mission industrielle et scientifique en région isolée;

  • Gestion de projets et d'événements en plein air;

  • Intervention éducative et thérapeutique par la nature et l'aventure;

  • Gestion des risques et sécurité en plein air.

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Le programme de baccalauréat en intervention plein air se distingue par un certain nombre de particularités académiques :

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  • formation d’une durée de 2 ans et demie incluant des stages professionnels pouvant se dérouler à l’étranger;

  • recours systématique aux principes de l’éducation expérientielle;

  • 150 jours de sortie hors campus (40 % de plus que toute autre formation québécoise en plein air);

  • approche par projets réalisés avec et dans le milieu;

  • projets pédagogiques en lien étroit avec les projets de recherche du Laboratoire d’Expertise et de Recherche en Plein Air (LERPA);

  • projet final intégrateur (expédition d’une durée de 21 jours en lien avec un mandat de recherche ou d’exploration en territoire nordique).

 

Les diplômés du programme sont appelés à contribuer activement à l'essor et à la structuration des nombreux secteurs associés au domaine du plein air à titre de formateur, de guide d'expédition en région isolée, de responsable de projet ou d'événement en plein air, de chef de camp, de conseiller en tourisme d'aventure et en gestion des risques, etc. Plusieurs finissants poursuivent aussi des études de maîtrise à l'UQAC dans un domaine connexe à celui du plein air (travail social, éducation, gestion des organisations, gestion de projet, etc.).

 

Pour de plus amples informations, il est possible de visiter le site Web, la page Facebook ou la chaîne Youtube du programme. Il est également possible d'écrire à l'adresse suivante: p_plein-air-tourisme@uqac.ca.

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Pour être libre de voir plus loin!

04.05.2018

Manu Tranquard, directeur de l'Unité d'enseignement en intervention plein air à l'UQAC

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Le Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en intervention par la nature et l'aventure (INA) est un programme unique ancré dans l'expertise développée à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) depuis les années 1980 en matière d'intervention plein air, et notamment d'aventure thérapeutique.

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Ce programme de 2e cycle s'inscrit dans une riche tradition d'éducation expérientielle en plein air et s'appuie sur l'état le plus à jour de la recherche scientifique, des théories et des outils permettant d'intervenir auprès de groupes de personnes pour contribuer, par la biais de la nature et de l'aventure, à leur apprentissage et à leur développement, et répondre à leurs besoins particuliers. 

 

Offert depuis 2016, ce programme complet de dix (10) cours est destiné aux intervenants professionnels en cours d'exercice (ex: éducateurs physiques et sportifs, psychologues, intervenants sociaux, cadres et directeurs, médecins, enseignants, etc.), ainsi qu'aux diplômés du Baccalauréat en intervention plein air (1er cycle) de l’UQAC, désireux d’acquérir une solide formation spécialisée.

 

Les activités du programme s'articulent autour de trois axes :

 

  • l'intervention éducative par la nature et l'aventure qui vise à maximiser et à dynamiser certaines situations d'apprentissage tout en faisant la promotion de la santé et des saines habitudes de vie, notamment dans un contexte d'enseignement de l'activité physique et sportive;

  • l'intervention psychosociale par la nature et l'aventure permet de mettre en place diverses stratégies d'intervention à visée thérapeutique destinées, à titre d’exemple, à modifier un état pathologique, à supporter un individu dans un processus de croissance personnelle ou en contexte de maladie ou de dépendance;

  • l'intervention managériale par la nature et l'aventure vise à développer le leadership, à permettre la consolidation d'équipes de travail ou à améliorer d'autres dimensions organisationnelles.

 

Le programme met l'accent sur l'interdisciplinarité, et ce à toutes les étapes de la formation. Il est également caractérisé par la nature à la fois réflexive et appliquée des travaux proposés aux étudiants. La plupart des projets sont réalisés en étroite collaboration avec les acteurs clés du milieu professionnel de l’INA. Enfin, il s'agit d'un cursus comportant de nombreux laboratoires et sorties terrain (Fjord du Saguenay, Chics-Chocs, Parc des Laurentides) et des activités pratiques qui permettent l'atteinte des objectifs pédagogiques du programme dans un véritable contexte d'intervention.

 

Pour de plus amples informations, il est possible de visiter le site Web et la page Facebook du programme. Il est également possible d'écrire à l'adresse suivante: p_plein-air-tourisme@uqac.ca.

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Les études supérieures en plein air? L’innovation à l’UQAM

04.05.2018

Patrick Daigle, représentant plein air de la FÉÉPEQ

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L’Université du Québec à Montréal (UQÀM) offre depuis deux ans maintenant un programme court (15 crédits) de deuxième cycle en intervention en contexte de plein air. Ce cours est réparti sur une année, et ce, pendant neuf (9) fins de semaine.

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Ainsi, une fois par mois, les étudiants se retrouvent pour expérimenter, réfléchir, découvrir des approches novatrices et construire leur propre projet d’intervention ou de recherche en contexte de plein air. L’avantage des études graduées est de prendre une distance par rapport au terrain et de pouvoir mieux articuler les fondements de leurs interventions en contexte de plein air.

 

Les étudiants de ce programme poursuivent des projets variés, car le plein air jouit d'une popularité croissante dans les écoles, les centres de loisirs, les camps de vacances, les Centres de petite enfance (CPE), en tourisme d'aventure et autres milieux. Toutes ces perspectives d’intervention reflètent autant de clientèles aux besoins particuliers pour lesquelles l’approche américaine (Adventure education), celle des scandinaves (Friluftsliv), l’expérience française (Activités physiques de pleine nature) ou encore d’autres approches venues de Nouvelle-Zélande ou de Corée du Sud peuvent s’avérer des atouts dans leur formation.

 

Dans le cadre du programme, les étudiants explorent une panoplie de stratégies et de visions du plein air, conjuguée à des cours de droit, d’éducation relative à l’environnement, de physiologie de l’exercice en milieu extrême et d’élaboration de projet, qui permet aux étudiants de devenir des ambassadeurs du développement du plein air au Québec.

 

Pour en avoir une meilleure idée et pour visionner les projets finaux de certains de nos finissants, cliquez ici.

 

Pour plus d’information sur le programme, cliquez ici.

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À l'école, on bouge!

12.12.2017

Marie-Êve Jalbert, conseillère en activités physiques à la Direction du sport, du loisir et de l'activité physique, MEES

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En plus d’être une forme de divertissement, les activités physiques et sportives ont des effets salutaires sur les habiletés cognitives, la réussite éducative, la condition physique ainsi que la santé physique et mentale des jeunes. Elles sont également associées à la persévérance scolaire et à d’importants facteurs liés au bien‑être et à la qualité de vie, notamment les compétences sociales et relationnelles.

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L’objectif de la mesure À l’école, on bouge au cube! est de soutenir les équipes-écoles pour qu’elles s’engagent dans un changement de pratiques, tant dans l’organisation que dans les interventions, afin d’offrir à leurs élèves au moins 60 minutes d’activités physiques par jour. Il s’agit d’une belle occasion pour instaurer ou bonifier des façons de faire structurantes qui vont perdurer au-delà de la durée de cette aide financière.

 

Les écoles qui bénéficient de cette mesure s’engagent à :

  • Obtenir l’approbation du Conseil d’établissement;

  • Désigner un responsable, qui assurera la mise en Å“uvre du projet et soutiendra l’équipe-école;

  • Offrir aux élèves des opportunités variées d’être physiquement actifs à l’école pendant au moins 60 minutes par jour, notamment en maximisant les jeux actifs lors des récréations et en initiant des activités physiques en classe;

  • Offrir à tous les élèves au moins une sortie vers un lieu de plein air ou une classe nature.

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Il est également souhaité qu’elles offrent des activités physiques variées lors des périodes du service de garde et des activités parascolaires (sportives et de plein air), pour tous les âges et répondant aux intérêts des filles et des garçons.

 

Les écoles qui bénéficient de la mesure peuvent s’inscrire gratuitement au programme Force 4 du Grand Défi Pierre Lavoie pour recevoir du matériel et divers outils.

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